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Lève les yeux

Serge Hub - 2012

Semer l’amour et l’espoir dans la vie d’une personne

Enfants talibés, enfants des rues… enfants oubliés.

Ils sont des milliers à Dakar à errer dans les rues, avec leur boite de conserve rouge à la main. Ils sont contraints de mendier pour survivre. Exploités par des marabouts, ou abandonnés par leur famille, ces petits êtres vulnérables sont souvent à la merci des adultes : exploitation, maltraitance, viols… Il arrive très fréquemment que des petits garçons de 8 ou 10 ans sont retrouvés morts soit par manque de soin ou en raison de violence à leur égard. Malgré quelques cris d’alarme, cette situation perdure depuis des années car on considère au Sénégal que c’est dans la souffrance et dans l’humiliation que l’on réussit à se forger un caractère. Beaucoup sont exploités et martyrisés au nom de la religion !

|La vraie religion…|

Jésus a dit :

La religion authentique et pure aux yeux de Dieu, le Père, consiste à aider les orphelins et les veuves dans leurs détresses et à ne pas se laisser corrompre par ce monde.

Jacques 1: 27

Semer dans la vie d’une personne…

On peut semer beaucoup de choses dans la vie d’une personne. On peut semer la haine, la terreur, la méchanceté, etc… tant de mauvaises choses qui sont pourtant bien présentes dans le coeur de l’homme. Mais on peut aussi choisir de semer l’amour, la joie, le pardon, l’espérance… C’est ce que de nombreuses personnes ont choisi de semer dans la vie de ces enfants des rues. J’ai pu rencontrer à Dakar des dizaines de personnes impliquées dans des programmes d’aide auprès de ces enfants. Plusieurs d’entre eux ont pu être sauvés de la misère et de la rue, à l’image de ces trois jeunes garçons recueillis il y a quelques années par des missionnaires chrétiens et qui ont pu retrouver goût à la vie. Ibou, au centre de la photo, peut dire aujourd’hui :

Avant j’étais un enfant perturbé et sans direction.
J’étais envahi par la peur des esprits mauvais.
Dans la Maison de l’espoir, j’ai connu le Dieu d’amour
et de Paix. Ma vie a tellement changé.

Ibou, 17 ans.

J’ai découvert en me rendant en Afrique, qu’avec seulement 1€50, on peut faire vivre une personne pendant plusieurs jours. Ceci est vrai dans la plupart des pays d’Afrique noire. Alors que nous buvons tranquillement notre café en regardant à la télé des gens mourir de faim au Sahel, ça donne à réfléchir ! Il y a pourtant tant d’actions possibles à mener. Parmi lesquelles le parrainage d’enfants qui permet, avec quelques euros par mois, de semer une graine d’espoir dans la vie d’un individu à l’autre bout du monde.

On raconte l’histoire d’un petit garçon qui, après une tempête au bord de la mer, s’était mis à rejeter à l’océan toutes les étoiles de mer qu’il trouvait échouées sur le rivage. Il travaillait de manière acharnée et sans relâche. Intrigué, un homme s’approcha de l’enfant : « Que fais-tu ?» Le jeune garçon expliqua que sans eau les étoiles de mer étaient condamnées à mourir. L’homme tenta de raisonner l’enfant : « C’est insensé, la tâche est bien trop importante, il y en a des milliers. Ça ne sert à rien, ça ne changera rien du tout ! », Le petit garçon, prenant une étoile dans sa main, la jeta au loin et répondit : « Je suis certain que pour celle-ci, cela changera tout ! » C’est vrai que les besoins sont si grands, mais si on arrive à faire la différence dans la vie d’une seule personne, ça sera un grand pas. Et imaginez, si chacun parvenait à faire cette différence dans la vie d’une autre personne, le monde changerait de visage.